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La trop grande densité des sentiers sillonnant certains boisés contribue à compacter le sol forestier et à perturber sensiblement les écosystèmes qui les supportent. Ce phénomène touche d’abord et surtout les crans habituellement recouverts d’une mince couche d’humus faiblement regénératrice et en second lieu les coulées; c’est rarement le cas des berges, trop escarpées. La proximité des quartiers résidentiels s’avère bien sûr le facteur déterminant de ce “ surréseautage ”, ainsi que la circulation régulière des VTT.

 

Les aires de feu jalonnent régulièrement ces sentiers, normalement situées sur des clairières ou des crans rocheux. La dégradation des lieux est associée à ce stress environnemental (coupe d’arbres, débris de bouteilles, ordures diverses), sans parler des risques inhérents à la disparition du boisé par temps sec, aux violences et agressions nocturnes observées sur et autour de ces aires après consommations d’usage...

 

Les cabanes d’adolescents font partie de l’imaginaire et des pratiques habituelles des jeunes du voisinage, qui développent ainsi en cachette une certaine sociabilité (boisson, drogues), mais aussi leur habileté naissante. Les mutilations et coupes d’arbres abusives -souvent à la hache-, ainsi que d’importants débris d’abandon des lieux figurent au palmarès des plus gros stress encaissés par ces boisés, mais surtout les collines et secondairement les coulées.

 

Les corridors de lignes électriques ou téléphoniques contribuent à cisailler occasionnellement ces espaces verts, souvent juste derrière les premiers riverains forestiers; les collines en sont les premières victimes. Ces pratiques sont bien sûr le fait d’entreprises publiques et privées.

 

Les dépotoirs de résidus organiques et inorganiques : Que ce soient des neiges usées, des rebuts de coupe de gazon, de branches ou de matériaux secs, mais aussi des monstres ménagers occasionnels, voilà autant d’agressions courantes qui violent l’intégrité des trois types d’unité. Mais de par la loi de la gravité, ce sont les coulées et les berges qui écopent davantage, bien que le phénomène rejoint bien sûr l’orée des boisés de collines jouxtant les propriétés privées. Ajoutons-y les détritus de toute nature parsemant les sentiers et remplissant de nombreux sacs d’ordures...

 

Les coupes sauvages d’arbres isolés ou d’espèces ciblées: Pour le dégagement de points de vue ou d’aires de feu, la construction de cabanes et de passerelles, de sentiers ou de corridors de lignes, ou encore la cueillette de bois de chauffage ou d’arbres de Noël, l’arbre est fréquemment sacrifié sans trop de discernement. C’est alors surtout le fait des riverains, jeunes et vieux.

 

Les remblais de terre érigés en travers d’une coulée afin d’aménager un accès piétonnier ou cycliste entre deux quartiers séparés par le ravin. Ces lourdes infrastructures coupent l’unité en deux sections distinctes, reliées par un tuyau d’évacuation des eaux de ruissellement, lequel détermine souvent la formation d’un petit marécage en amont. Ces remblais réclamés par les riverains coûtent évidemment moins cher pour la municipalité que des passerelles aériennes plus respectueuses du milieu.

 

Les infrastructures de télécommunication (poste et/ou antennes de téléphone) occupent quelquefois le sommet des collines, de par leur altitude stratégique. Ce sont là des constructions relevant des secteurs privé ou public qui ne s’en privent guère.

 




Enfin, et non le moindre des stress enregistrés, le remplissage des coulées et le dynamitage des crans pour fins de construction résidentielle, commerciale et industrielle.

 



Et ce, sans compter les chablis naturels (renversements d’arbres par le vent sur sols minces), les chutes de branches par le verglas, la neige et le vent, ainsi que les glissements de terrain obstruant les sentiers et “déluges” les emportant, etc..

 

     
Cégep de Jonquière / Les verts boisés du fjord © 2004 - Tous droits réservés
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